A Global Agricultural Research Partnership

Une étape importante dans le combat contre la faim: le Consortium du CGIAR obtient le statut d’Organisation Internationale

 

PARIS, FRANCE (2 mars 2012) – Le Consortium du CGIAR, qui représente le plus large partenariat de recherche agricole mondial visant à réduire la pauvreté rurale et la faim vient d’obtenir officiellement aujourd’hui le statut d’Organisation Internationale.

Discours du Président du Conseil d’Administration du Consortium du CGIAR, M. Carlos Pérez del Castillo

M. Henri de Raincourt, Ministre français de la Coopération avait ouvert l’Accord instituant le CGIAR en Organisation Internationale à la ratification d’autres Etats en le signant le 13 septembre 2011, lors de la clôture de la réunion du G20 sur la recherche agricole pour le développement à Montpellier. La Hongrie avait également signé l’accord en Septembre 2011. La signature aujourd’hui par Mme Dorte Riggelsen, Ambassadeur du Danemark en France, au nom de son gouvernement ratifie définitivement cet accord dont la France est dépositaire et confère donc définitivement le statut d’Organisation Internationale au CGIAR.

« Accéder au statut et la reconnaissance d’Organisation Internationale est un pas majeur pour permettre au nouveau CGIAR de mettre en œuvre une recherche orientée vers un réel impact de développement; améliorer la sécurité alimentaire, la santé et la nutrition tout en gérant de manière durable les ressources naturelles » a déclaré Mr. Carlos Perez del Castillo, Président du directoire du Consortium du CGIAR, présent lors de la signature. « Ce statut va permettre au Consortium d’opérer comme une organisation indépendante, parlant d’une seule voix au niveau international, établir de meilleurs partenariats et faire mieux connaître son travail à un moment où la recherche agricole est clé pour la survie d’un milliard de personnes » a-t-il ajouté.

Depuis quatre décennies, le CGIAR a prouvé qu’investir dans la recherche agricole contribue efficacement au combat contre la faim et la malnutrition. A la fin des années 80, un insecte ravageur du manioc, la cochenille, détruisait les récoltes de cet important tubercule alimentaire dans toute l’Afrique Sub-Saharienne. Le CGIAR a développé des méthodes de lutte biologique contre ce ravageur, sauvant 20 millions de personnes de la faim pour un coût total de 20 millions de dollars. En d’autres termes, pour chaque dollar investi, une vie a été sauvée.

Depuis 2010, le CGIAR a mené à bien une importante réforme pour s’assurer que sa recherche produise des résultats significatifs comme celui-ci. Le fait que le Consortium devienne une Organisation Internationale valide cette réforme stratégique et va faciliter la mobilisation de ressources financières et la coordination de la recherche. Cela va également renforcer l’impact de cette recherche pour le développement, essentielle à la vie de millions de petits paysans du Sud.

“Je suis reconnaissant du soutien des signataires de cet Accord pour faire que cela soit possible ” a dit Mr. Pérez del Castillo.

Le Danemark (qui détient actuellement la présidence du Conseil de l’Union Européenne) travaille en collaboration avec le CGIAR depuis 40 ans et a contribué pour plus de 204 millions de dollars aux recherches du CGIAR, devenant ainsi un contributeur de premier plan. Ce partenariat avec le Danemark s’est vu encore renforcé avec le lancement, en octobre 2009, du programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), qui a ouvert ses bureaux à Copenhague.

Le CGIAR est aussi reconnaissant vis-à-vis de la France, et pas uniquement dans son action pour obtenir le statut d’Organisation Internationale. Le siège du Consortium du CGIAR est situé à Montpellier, Agropolis, une plateforme de recherche agricole Française reconnue. Ceci va faciliter l’implication croissante de la communauté scientifique Française dans les Programmes de Recherche du CGIAR tels que le Partenariat Scientifique Mondial du Riz (GRiSP), qui collabore entre autres avec deux instituts Français de recherche, le CIRAD et l’IRD. A l’horizon 2020, le GRiSP vise à sortir 72 millions de petits producteurs de la pauvreté et à aider 40 millions à atteindre la sécurité alimentaire.