
PARIS, FRANCE (5 avril 2012) – Le Consortium du CGIAR, qui représente le plus large partenariat dans le domaine de la recherche agricole mondiale visant à réduire la pauvreté rurale et la faim, vient d’obtenir la première signature d’un pays africain.
Le siège du Consortium des 15 centres internationaux de recherche agricole du CGIAR est hébergé depuis 2011 au cœur du campus agronomique Agropolis International de Montpellier, proche d’autres acteurs importants de la recherche pour le développement comme le CIRAD et l’IRD.
« La signature du Bénin est une avancée majeure qui réaffirme les liens entre l’Afrique et le CGIAR. Plus de la moitié des investissements du CGIAR sont réalisés en Afrique » a déclaré M. Carlos Perez del Castillo, Président du Conseil d’Administration du Consortium du CGIAR.
« Ce partenariat stratégique assure l’impact de notre recherche pour le développement, essentielle à la vie de millions de petits paysans du Sud » a-t-il ajouté.
Depuis quatre décennies, le CGIAR a prouvé qu’investir dans la recherche agricole contribue efficacement au combat contre la faim et la malnutrition. Tout ceci a été rendu possible grâce au soutien et à la confiance manifestés au CGIAR par ses partenaires, au rang desquels le Bénin joue un rôle essentiel.
Le Bénin est l’un des 24 pays africains membres d’AfricaRice en tant qu’association de recherche intergouvernementale. En sus d’AfricaRice, le Centre du Riz pour l’Afrique, le Bénin accueille deux autres Centres du CGIAR : IITA, le centre international pour l’agriculture tropicale et Bioversity International, le centre pour la recherche sur la biodiversité.
Le soutien actif du Bénin a permis à la recherche rizicole en Afrique d’améliorer ses performances. Au cours de ces 25 dernières années, le riz est devenu un élément essentiel de l’alimentation au Bénin mais aussi ailleurs en Afrique puisqu’il constitue la source principale d’énergie diététique en Afrique de l’Ouest et la troisième en Afrique sub-saharienne.
Au Bénin, on estime que la consommation de riz s’est accrue de 17 % entre 2001 et 2010 alors que la production, elle, n’a augmenté que de 12.3 % sur la même période. La conséquence pour le Bénin était l’obligation d’importer des quantités considérables de riz, ce qui le rendait vulnérable à la volatilité des prix sur le marché. Grâce à son partenariat avec AfricaRice et à l’aide technique apportée par ce Centre, le Bénin a dès lors mis en place un système de soutien de sa production rizicole. Le résultat fut un accroissement de 36 % de la productivité nationale entre 2007 et 2008 et la mise en place d’une stratégie efficace pour permettre l’expansion de la production.
C’est grâce au travail des Centres de recherche du CGIAR aidés de leurs partenaires en Afrique, que les riziculteurs africains peuvent aujourd’hui choisir entre plus de 200 variétés améliorées homologuées au cours des 25 dernières années. Parmi ces variétés : NERICA, the NEw RIce for Africa.
Les NERICA sont cultivés sur plus de 700 000 ha en Afrique et ont des impacts positifs sur la productivité du riz et les moyens d’existence des paysans.
Sur le terrain, AfricaRice conduit plusieurs projets de recherche en étroite collaboration avec l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB).
« La collaboration entre le Bénin et le CGIAR permet l’amélioration concrète et durable des conditions de vie des personnes pauvres vivant en milieu rural. Nul doute que ce jour marquera l’histoire du CGIAR en Afrique » a conclu M. del Castillo.
