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L’agriculture, clé du développement
Dans un monde où 75 % des pauvres dépendent de l’agriculture pour survivre, il est essentiel d’investir dans ce secteur afin de lutter efficacement contre la pauvreté. Beaucoup des pays à vocation agricole sont connus pour investir régulièrement dans la recherche agronomique et les technologies qui en résultent. Un constat s’impose : l’investissement dans la recherche agronomique pour le développement est source de croissance, fait reculer la pauvreté et protège l’environnement.
Une alliance stratégique
Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) est une alliance stratégique qui rassemble des pays, des organisations internationales et régionales, ainsi que des fondations privées. Il appuie 15 Centres internationaux de recherche agricole qui collaborent avec des organismes nationaux de recherche agricole, le secteur privé et la société civile. L’alliance tire parti de l’agronomie pour réduire la pauvreté, promouvoir le bien-être des populations, stimuler la croissance agricole, et protéger l’environnement. Le CGIAR génère des biens publics globaux qui sont accessibles par tout le monde.
La recherche agronomique a des conséquences positives pour les pauvres et la planète
La recherche agronomique pour le développement est bien connue pour ses résultats concrets. Les centres et les partenaires du CGIAR ont très largement contribué aux recherches à l’origine de la Révolution verte dans les années 60 et 70. Ces travaux ont permis non seulement d’accroître les revenus des petits paysans, mais aussi de protéger des millions d’hectares de forêts, d’herbages et de pâturages, de préserver la biodiversité et de réduire les émissions de carbone.
La recherche agronomique est productive
Au cours des dernières années, le CGIAR a obtenu des résultats remarquables, notamment
- La mise au point d’une variété de maïs à forte teneur en protéines, dite « QPM » (Quality Protein Maize). Cette variété est plantée sur plus de 650 000 hectares dans 25 pays.
- Les « nouveaux riz pour l’Afrique » (NERICA) sont en train de transformer l’agriculture en Afrique de l’Est et de l’Ouest. On estime que les NERICA couvrent 130, 000 hectares en Afrique, dont environ 60 000 hectares en Guinée et quelque 10 000 hectares en Ouganda.
- L’obtention d’une nouvelle souche GIFT de tilapia, dont le rendement est supérieur de 70% environ.
- La formation de plus de 75 000 scientifiques et chercheurs dans les pays en développement.
- La moindre utilisation des pesticides dans les pays en développement par la promotion de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et des moyens de lutte biologique.
- L’adoption de systèmes de culture ne faisant pratiquement pas intervenir le labourage sur 1,2 million d’hectares dans la plaine indo-gangétique, ce qui dope les revenus et la productivité agricoles.
- L’accès des producteurs africains au marché international du pois d’Angole.
- L’introduction en Amérique latine de plus de 45 variétés de haricots développées à partir de la banque génétique du CGIAR.
- L’amélioration des graminées fourragères mises au point par les chercheurs et partenaires du CGIAR et actuellement cultivées sur plus de 100 millions d’hectares en Amérique latine.
- La plantation d’arbustes fourragers au Kenya et l’augmentation du revenu annuel des petits exploitants laitiers de 166 dollars EU.
Accroître la productivité, renforcer les capacités des partenaires, protéger l’environnement
Le CGIAR a été créé en 1971. Aujourd’hui, plus de 8 500 scientifiques et employés du CGIAR travaillent dans plus de 100 pays, intervenant dans chacune des branches clés du secteur agricole : agrosylviculture, biodiversité, alimentation, production arboricole et cultures fourragères, techniques culturales respectueuses de l’environnement, pêche, sylviculture, élevage, politiques alimentaires et recherche agronomique. Treize des centres du CGIAR se trouvent dans des pays en développement.
Le CGIAR a cinq domaines d’action prioritaires :
- Assurer une production durable (des cultures, de l’élevage, de la pêche, des forêts et des ressources naturelles)
- Renforcer les systèmes nationaux de recherche agricole (en associant les chercheurs locaux à ces recherches, en accompagnant les politiques publiques, en contribuant aux actions de formation et en facilitant l’échange d’informations)
- Améliorer le patrimoine génétique (pour les cultures prioritaires, l’élevage, l’arboriculture et la pisciculture)
- Sauvegarder la biodiversité (en recueillant, répertoriant et préservant des ressources génétiques) - le CGIAR détient en bien commun, accessible à tous, l’une des plus grandes collections mondiales de semences
- Encourager la recherche sur les politiques ayant un impact majeur sur l’agriculture, l’alimentation, la santé, la diffusion des nouvelles technologies et la gestion et la conservation des ressources naturelles).
Les centres du CGIAR :
Les 15 centres de recherche sont des structures autonomes distinctes. Chacune possède sa propre charte, son conseil d’administration, son directeur général et son personnel. Les chercheurs proviennent du monde entier.
Centre international d’agriculture tropicale (CIAT)
Cali, Colombie
www.ciat.cgiar.org |
Centre de recherche forestière internationale (CIFOR)
Bogor, Indonésie
www.cifor.cgiar.org |
Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT)
Mexico, Mexique
www.cimmyt.org |
Centre international de la pomme de terre (CIP)
Lima, Pérou
www.cipotato.org |
Centre international de recherche agricole
dans les zones arides (ICARDA)
Aleppo, République arabe syrienne
www.icarda.org |
Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT)
Patancheru, Andhra Pradesh, Inde
www.icrisat.org |
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI)
Washington, USA
www.ifpri.org |
Institut international d’agriculture tropicale (IITA)
Ibadan, Nigéria
www.iita.org |
Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI)
Nairobi, Kenya et
Addis Ababa, Éthiopie
www.ilri.org |
Bioversity International
Maccarese, Rome, Italie
www.bioversityinternational.org |
Institut international de recherche sur le riz (IRRI)
Los Baños, Philippines
www.irri.org |
Institut international de gestion de l’eau (IWMI)
Battaramulla, Sri Lanka
www.iwmi.cgiar.org |
Le Centre du riz pour l’Afrique/Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO)
Cotonou, Benin
www.warda.org |
Centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF)
Nairobi, Kenya
www.worldagroforestrycentre.org |
Centre mondial sur le poisson (WorldFish Center/ICLARM)
Penang, Malaysie
www.worldfishcenter.org |
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La recherche est un travail de collaboration
Rien ne serait possible sans le concours et la motivation des 64 membres et des centaines d’organisations partenaires qui œuvrent au sein de l’alliance en constante expansion du CGIAR.
Membres du CGIAR
Afrique du Sud
Allemagne
Australie
Autriche
Bangladesh
Banque africaine de développement
Banque asiatique de développement
Banque interaméricaine de développement
Banque mondiale
Belgique
Brésil
Canada
Centre de recherches pour le développement international
Chine
Colombie
Commission européenne
Conseil de Coopération du Golfe
Corée, Rép. de
Côte d'Ivoire
Danemark
Égypte, Rép. arabe d'
Espagne
États-Unis d'Amérique
Fédération de Russie
Finlande
Fondation Ford
Fondation Kellogg
Fondation Rockefeller
Fonds arabe de développement économique
et social
Fonds de l'OPEP pour le développement international
Fonds international de développement agricole
France |
Inde
Indonésie
Iran, Rép. islamique d'
Irlande
Israël
Italie
Japon
Kenya
Luxembourg
Malaisie
Maroc
Mexique
Nigéria
Norvège
Nouvelle-Zélande
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture
Ouganda
Pakistan
Pays-Bas
Pérou
Philippines
Portugal
Programme des Nations Unies pour le développement
Programme des Nations Unies pour l'environnement
République arabe syrienne
Roumanie
Royaume-Uni
Suède
Suisse
Syngenta Foundation for Sustainable Agriculture
Thaïlande
Turquie |
Une alliance du XXI e siècle
De grandes réformes visant à renforcer la science, à élargir l’alliance, à rationaliser la gestion des affaires publiques et à maximiser les retombées gagnent du terrain et portent leurs fruits. L’initiative novatrice « Programmes pionniers » (Challenge Programs) a pour ambition de s’attaquer à des problèmes mondiaux et régionaux d’une importance décisive. Les programmes en vigueur portent sur les domaines suivants :
- Remédier aux carences en éléments nutritifs dont souffrent plus de trois milliards de personnes
- Remédier à la pénurie d’eau en rationalisant l’utilisation de l’eau dans l’agriculture
- Accroître la diversité génétique des cultures au moyen d’outils moléculaires afin de créer une nouvelle génération de variétés des principales cultures qui satisfasse aux besoins des agriculteurs
- Recourir à la recherche agricole intégrée pour mettre au point des méthodes permettant de créer des moyens de subsistance durables en Afrique subsaharienne
Les programmes « pionniers » favorisent la collaboration dans le domaine de la recherche et contribuent à mobiliser les connaissances, les technologies et les ressources.
Le CGIAR est une association ouverte à tous les pays et organismes acquis à une politique de recherche pour le développement et désireux d’investir des ressources financières, humaines et techniques à cette fin. Créée avec douze membres en 1971, elle en compte aujourd’hui soixante-quatre, dont la majorité est constituée de pays en développement. La liste des adhérents devrait encore s’allonger.
En 2006, les contributions des membres du CGIAR se sont élevées à 448 millions de dollars, le plus gros investissement dans des biens publics jamais réalisé pour que la science puisse profiter aux communautés agricoles pauvres du monde entier.
Secrétariat du CGIAR
(l'une des entités du System Office du CGIAR)
1818 H Street, NW
Washington, DC 20433, USA
téléphone 1 202 473 8951
télécopie 1 202 473 8110
Courriel cgiar@cgiar.org
mise à jour mai 2006
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